Talents, forces ou simple compétences : 3 outils pour les identifier et en faire ses alliés au travail

Talents, forces ou simple compétences : 3 outils pour les identifier et en faire ses alliés au travail

Talents, forces ou simple compétences : 3 outils pour les identifier et en faire ses alliés au travail

Ils et elles sont là mais nous ne les voyons pas toujours. Ils ou elles semblent évident(e)s, ne demandent pas d’effort : rien d’extraordinaire en somme. Mais si cela semble être une évidence pour nous, ça ne l’est pas forcement pour tout le monde. A quand remonte la dernière fois où un(e) ami(e) t’a dit un truc du style « mais comment tu arrives à faire ça ? », « je ne sais pas comment tu fais, je n’y arriverai jamais », « tu as passé tout ce temps sur ce projet ! » et toi qui ne sais quoi répondre : « ben je l’ai fait c’est tout ! C’est simple en fait ! Normal ! »

Et bien derrière toutes ces petites choses que tu fais avec plaisir et réelle aisance, se cache surement un talent ! Des talents !

Et ça sert à quoi de connaitre ses talents ? Tout le monde a un talent ? Comment les reconnaitre, les identifier ? En quoi ces talents peuvent être des ressources internes propices à ton bien-être professionnel ? Comment capitaliser dessus et comment les développer ?

Cet article te donnera des réponses claires et des méthodes pour rechercher tes talents et te permettre de développer tes performances. J’utilise chacun de ces outils tous les jours dans mes coachings.

 

Talents, forces, compétences : faisons la différence

Nous l’avons vu plus haut, un talent se cache derrière une tâche que l’on fait naturellement, sans effort, avec plaisir et de manière efficace. Il n’y a plus de notion de temps lorsque ce talent est en action. Les heures semblent des minutes et il peut être difficile de s’en extraire. Le talent est un don, une chose innée, qui ne demande qu’à être exploité et qui souvent a été oublié, bien caché.

Une force est une capacité comportementale préexistante et authentique. Lorsque tu déploies ton talent, tu utilises certaines de tes forces en parallèle. Elles t’apportent énergie, motivation dans ce que tu entreprends.

La notion de compétences se décline en 2 catégories : les savoirs-faire ou capacités et les savoirs-être ou comportements. Les compétences ont été apprises. Tu peux les déployer de manière professionnelle et efficace. Par contre, la notion de plaisir est-elle toujours au rendez-vous ? Pas certaine.

Pourquoi identifier ses forces et ses talents ?

De nombreuses études ont largement démontré que le fait d’utiliser ses forces et ses talents quotidiennement, dans son travail ou en dehors, permettait d’accroitre un sentiment de satisfaction personnelle. Un sentiment d’efficacité qui rebooste l’estime de soi et donc le bien-être sous toutes ces formes. Tous les ingrédients sont alors réunis pour une motivation au top et un gain de performance.

 

 

Pour avoir du talent il faut être convaincu qu’on en possède

G. Flaubert

Le talent est-il donné à tout le monde ?

Et bien OUI! Chacun de nous possède un ou plusieurs talents. Certaines personnes ont pu se les approprier et les utilisent chaque jour. Les premiers qui me viennent à l’esprit sont les artistes.

Pour d’autres, ces talents sont restés bien cachés car ne répondant peut-être pas aux critères sociétaux demandé à certains moments. Et cela commence dès le plus jeune âge avec l’école.

Le système scolaire nous impose d’entrer dans une case : celui qui a des aptitudes en science, celui qui est dit littéraire, et pour ceux qui ne se distinguent pas par l’une ou l’autre, voir, qui sembleraient dépassé ou ne verraient pas l’utilité de ce qu’on leur demande d’apprendre, la talent a été enfoui, caché par des remarques qui sous couvert de vouloir « réveiller » l’enfant, sont assassines.

« tu es nul », « mais qu’est-ce qu’on va faire de toi ? », « il ne sait rien faire », « et ça va te servir à quoi de savoir faire ça ? » ….

La société ne nous pousse pas à conscientiser nos talents et à les développer en ayant pris soin de dévaloriser les métiers manuels, souvent propices à l’exaltation d’un talent.

Mais rien n’est perdu ! Il est toujours temps d’aller rechercher ses talents, de les identifier, de les nourrir pour en faire des points forts !

Comment reconnaitre et identifier ses talents ?

En se posant les bonnes questions

  • Que fais-tu avec le plus grand naturel, avec facilité ?
  • Qu’est-ce que tu fais avec plaisir ? Quelles sont les activités qui te ressourcent, qui sont un moment d’évasion pour toi ?
  • Quelles sont les activités pour lesquelles le temps n’a pas d’importance ?
  • Que fais-tu spontanément sans avoir l’impression de travailler ?
  • Quelles sont les activités que tu réalises avec qualité et qui te donne le sentiment d’être au top et d’avoir donné le meilleur de toi-même ?

Pour chacune de ces réponses, qu’en disent les personnes autour de toi ? Dans ton environnement professionnel mais aussi dans la sphère privée ou amicale.

En séance, il est également intéressant d’aller regarder dans l’enfance ou l’adolescence les activités ou jeux que l’on aimait le plus.

 

Le 360°

Afin d’avoir un regard dégagé de tout filtre sur soi, il est cruciale de demander autour de soi. Choisir 5 à 6 personnes dans les différents domaines de vie (familial, couple, professionnel et social) pour leur poser la question :

  • « Si vous deviez me confier une tâche ou quelques chose d’important, qu’est-ce que ce serait ? »
  • « Pour quelle raison ? »

D’autres exercices comme l’audit des talents, les forces signatures ou l’éventail des soft-skills sont également abordés en séance pour pousser davantage l’investigation.

Mon temps d’expertise

Tu commences à voir poindre certains talents mais cela te semble basique et sans grand intérêt ! Allons un peu plus loin pour vérifier si c’est un point fort chez toi.

  • Comment as-tu travaillé ce talent jusqu’à maintenant ?
  • Comment le pratiques-tu ?
  • Depuis combien de temps ? Combien de fois par semaine et combien d’heure ? Peux-tu mettre un chiffre de ton niveau d’expertise dans ce domaine ?

Ce temps d’expertise correspond à une licence ? Un master ? Un doctorat ? Ça en fil le tournis non ! Bien sûr que pour qu’un talent soit considéré comme un point fort il peut être nécessaire, mais pas toujours, de lui apporter la rigueur et la connaissance d’une formation. Et pour ça aussi il n’est jamais trop tard…

«Quand les autres vous font un reproche, ils vous renseignent sur ce qui pourrait devenir votre force»

Bernard WERBER

«L’histoire de l’espèce humaine est celle d’hommes et de femmes qui se sous-estiment »

Abraham MASLOW

« Là où vos talents et les besoins du monde se rencontrent, là se trouve votre vocation »

ARISTOTE

Ca y est ! Tu as identifié certains de tes talents ? Comment te sens-tu avec cela ?
Pour aller plus loin dans cette investigation qui est nécessaire à ton épanouissement professionnel et personnel, je te propose des ateliers dans un lieu ressourçant en petit groupe. Et pour un travail plus personnel, je t’accompagne en séance de coaching individuel.

Les 8 étapes du yoga comme base du développement personnel

Les 8 étapes du yoga comme base du développement personnel

Les 8 étapes du yoga comme base du développement personnel

 

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 Le mot yoga peut se définir par l’union du corps et du mental. Pour cela, 8 étapes, ashtanga, sont nécessaires, comme une progression d’actions quotidiennes. Afin de contrôler le mental, nous devons avoir une maîtrise de notre corps et de l’ensemble de nos sens. Et c’est à partir de ce moment-là « que peut se produire la connaissance de notre véritable soi » David Frawley. C’est cette connaissance qui fait toute la puissance de l’âme et développe la véritable personnalité, tant recherchée en développement personnel.

Ces 8 étapes forment les 8 branches du yoga qui ont été largement mises en évidence par B.S.K Iyengar dans son livre l’arbre du yoga. En voici une courte exposition :

Yama et Niyama : les racines d’une vie éclairée et la pureté du corps et de l’esprit

Yama et Niyama sont les règles et disciplines qui nous permettent d’ordonner notre vie. Elles sont en lien étroit avec nos valeurs.

Yama : moi et les autres

Yama fait référence à notre comportement social. Comment j’interagis avec l’extérieur, les autres, mon environnement ?

Cette notion est fondamentale. D’abord parce que nous sommes des êtres sociaux, mais également parce que nos interactions avec l’extérieur font partie intégrante de notre bien-être psychologique comme de notre développement spirituel.  Ce comportement social fait référence à la parole juste et à une communication sage. Il s’agit également de bien faire la distinction entre besoin et envie, comme nous l’avons vu plus haut, pour ne pas accumuler ou amasser de biens matériels sans importance, mais également d’apporter une valeur véritable à ce que l’on possède pour ne pas être en proie à la convoitise des autres.

Niyama : moi avec moi

Niyama fait référence à nos comportements vis-à-vis de soi. Comment je me respecte ? Comment je réponds à mes besoins fondamentaux ? Quel regard je porte sur moi ?

En me respectant et en posant un regard bienveillant sur moi, il est plus facile de poser ce même regard sur les gens et la nature qui m’entourent. Se respecter passe également par savoir vivre dans l’instant présent et laisser le futur à sa juste place, par une discipline du corps et du rythme de vie mais également par cette découverte, cette étude de soi.

Les pratiques de Yama et Niyama alimentent notre feu, notre puissance intérieure, et nous permettent de soutenir l’ensemble des autres branches du yoga.

Asana – l’assise forte et flexible

Dans notre pratique du yoga, en occident, les asanas ont une place prédominante, ce qui n’est pas forcément le cas en Inde. Le yoga postural s’est installé et a été diffusé pour répondre, dans un premier temps, aux besoins de réapprendre à s’assoir, à se tenir et à respirer, après que nos modes de vies aient liés et rigidifiés nos corps.

Bon nombre de pratiquants yogis ont commencé leur pratique pour des raisons de santé physique avant d’y découvrir un chemin spirituel. Ce chemin s’est alors imposé pour beaucoup comme une quête pour redonner sens aux insatisfactions existentielles et à la frustration personnelle.

Cette unité corps / esprit, qui fait toute la substance du yoga, est une notion que nous avons perdu depuis l’antiquité. La place des asanas est alors incontournable pour renouer les liens entre corps, respiration, pensées et sensations. Il est le ciment à l’ensemble des branches du yoga.

Si l’asana peut être définie de plusieurs manières, il s’agit avant tout d’une assise confortable, en harmonie avec notre conscience intérieure, qui permet dans un second temps de soutenir la méditation. Les asanas en tant que postures de yoga ont pour but de réduire l’agitation du mental, et associé au pranayama, ils sont « une prière naturelle du corps conscient » Philippe Filiot.

Les asanas font référence en coaching aux questions  Quelle posture je prends dans ma vie ? Comment je place mon corps ? Quel espace j’occupe ?

Si d’un point de vue physiologique, les asanas apportent flexibilité et optimisation de la circulation de l’énergie, d’un point de vue psychique, ils réduisent l’agitation du mental et stabilisent les sens pourvu que la conscience mouvement/respiration soit posée, et que le mental soit détaché du corps.

Asana et pranayama sont donc inséparables.

Pranayama – L’expansion de la force vitale

Le souffle nourrit l’ensemble du corps jusqu’à l’intelligence et la conscience. A travers lui est distribuée l’énergie vitale, le prana. Sans lui, plus aucun de nos sens et aucunes de nos facultés ne fonctionneraient. Le prana est lié à l’air et à l’espace. Lorsque l’on crée de l’espace on laisse l’énergie de prana se développer, dans le corps comme dans le mental. Comme le prana est paisible, l’ensemble du corps et du mental est au repos.

Le pranayama permet de stocker de grande quantité de prana. Quand le corps est suffisamment nourrit de prana, nous ressentons moins le besoins de satisfaire certaines envies. Nous pouvons ainsi contrôler nos sens et notre énergie pranique, pour l’orienter comme soins de purification et de stimulation du corps et de l’esprit.

Le pranayama favorise le contrôle du mental et accompagne le lâcher-prise indispensable lors des épisodes de dépression ou pour se libérer du chagrine et de l’attachement.

« Le pranayama est le pont qui relie le physique et le spirituel. Le pranayama est donc le pivot du yoga »
BSK Iyengar

Pratyahara – Le retrait des sens comme écorce protectrice

Le pranayama a commencé à recueillir le prana qui est ensuite dirigé en un seul point lors de pratyahara. Par retrait des sens, nous entendons la maîtrise des forces extérieures, la capacité à contrôler nos impressions sensorielles pour que le mental soit libéré et puisse se tourner vers l’intérieur. Sans pratyahara, la pratique de la méditation est impossible.

Cette pratique nous apprend à développer notre agni du mental qui nous permet de nous écarter et nous détacher des influences négatives, qu’elles soient d’ordre alimentaire, sensoriel ou en lien avec des personnes. Nous sommes constamment confrontés à une surcharge sensorielle et avons pris pour habitude de satisfaire, par toutes sortes de plaisirs, l’ensemble de nos sens, qui ne sont bien souvent que distractions. Maintenant, savons-nous rester silencieux ? Quelle place laissons-nous au silence ? Quelle énergie absorbons-nous de l’extérieur ?

Pratyahara fournit les outils pour nous rendre réceptif à notre être intérieur et ainsi poser les bases des pratiques supérieurs du yoga, notamment, la méditation. Il nous apprend à contenir notre énergie pour la distribuer à des fins créatives, spirituelles ou de guérison.

Dharana – La concentration pour une solidité corps/esprit

Ici commence la connaissance du soi véritable. Sur quoi je dirige mon attention ? Où je place mon mental ? C’est un choix conscient, une action volontaire de porter toute son attention, de déployer toutes ses capacités cérébrales, en un seul espace. En se concentrant sur un seul sujet, l’agni du mental se renforce et se développe avec éclat.

Dans dharana, nous prenons contact avec nos forces intérieures. Nous ramenons en notre centre toutes les choses dispersées pour les concentrer en une énergie qui réside en ce lieu.

Lorsque l’on affine encore un peu plus ce faisceau de la conscience, le mental ne fait plus parti de cet espace et la méditation prend place.

Dhyana – La méditation ou fleur de la conscience

La concentration n’est plus qu’en un seul point et ne passe plus par le mental. Dans dhyana, nous entrons en contact avec le véritable Soi et la conscience pure. Quelle est ma réalité ? Où je place objectivement la vérité des choses ? Le mental est dans un état de repos et se régénère.

Dhyana permet d’augmenter notre agni de l’intelligence. Dans la position d’observateur, le feu, notre conscience témoin, se nourrit de toutes nos pensées, son combustible. Notre conscience réintègre alors son état originel de silence.

« Libérée de toute stimulation extérieure, présente dans l’instant, seule la vérité de l’être de chacun subsiste sous la forme d’amour et de lumière »
Mark Stephens

Samadhi – L’absorption à un bonheur pur

Nous pénétrons ici dans le feu de la béatitude. Il n’y a plus de notion de sujets ni d’objets car il y a pleine unité entre les deux. Il y a fusion entre soi et les choses de notre joie.

Que puis-je apporter au monde ? Quel sentiment d’unité je nourris avec la terre ?

Il y a pleine connaissance de soi sans rien désirer du monde extérieur. La pensée n’intervient plus et les sens n’ont plus d’impact sur nos actions qui se font naturellement. Il s’agit du pur bonheur, un état d’être empli de joie, le but ultime du développement personnel.

En état de samadhi, nous sommes libres de toutes contraintes et de toutes pensées. Il n’existe plus de dualités pour nous affecter : les souffrances cessent.

Le syndrome de l’imposteur : 5 outils pour y remédier

Le syndrome de l’imposteur : 5 outils pour y remédier

Le syndrome de l’imposteur : 5 outils pour y remédier

Tu le connais ce sentiment désagréable de t’être lancé dans un projet où tu ne seras pas à la hauteur ? Et que vont dire les autres quand ils vont s’en rendre compte ? Mais comment tu vas y arriver ?

L’essentiel des peurs se base sur une incapacité à s’attribuer sa propre réussite. « Je ne suis pas / ne vais pas être à la hauteur », « j’ai eu de la chance, c’est tout », « c’est une coïncidence », « d’où je peux me permettre de … » sont autant de petites phrases qui, à long terme, amènent des situations d’auto-sabotage, de stagnation, de procrastination. Surestimer les capacités des autres, tout en dévalorisant les siennes, soutient le manque d’estime de soi et de légitimité.

Ca te parle ?

Cette peur d’être démasqué est liée à des croyances qui peuvent être ramollies par un travail d’auto-observation et en changeant ce regard que tu portes sur toi et sur la réalité.

Qui est concerné ?

Tout le monde peut être concerné ! Si on doit faire une généralité, les personnes perfectionnistes, pour qui on peut toujours faire mieux, ainsi que les personnes qui ont vu leur carrière avancée rapidement sont le plus sujet à ce sentiment. On retrouve également les adultes qui n’ont pas été accompagnés dans l’enfance dans leur réussite. Ils transposent alors le regard qui était porté sur eux sur leur nouvel entourage, encore quelques années plus tard.

Les stratégies que tu mets en place

Tu passes des heures et des heures à préparer ta présentation et au moment voulut, tu attribues ta réussite à la chance ou à tout autre évènement extérieur ? Ou au contraire, tu te prépares à la dernière minute, car en cas d’échec tu pourras dire que c’est de ta faute car tu ne t’y es pas pris assez à l’avance ! Cette pensée va nourrir ce sentiment de non compétence, et la boucle est bouclée.

Il ne s’agit pas d’incompétence mais de manque d’estime ou de confiance en soi.

Schéma classic ou cycle du syndrome de l’imposture

Comment reconnaitre ces pensées parasites ?

  • « Je ne vais pas y arriver »
  • « Suis-je vraiment légitime pour cette tâche ? »
  • « Ils ne se rendent pas compte que je n’ai pas les compétences pour … »
  • « J’ai eu de la chance, c’est tout ! »
  • « J’ai fini par y arriver mais je ne sais vraiment pas comment ! »
  • «  Un jour ils vont bien se rendre compte que je ne suis pas la bonne personne »
  • « Je dois » faire cette formation pour compléter mes compétences, sinon je ne serai pas crédible »
  • « Avoir ce diplôme m’apportera cette légitimité auprès de mes clients »
  • « J’aurai du travailler un peu plus sur ce point »
  • « Mais si j‘obtiens cette promotion il va m’arriver ça, et ça, et ça. Je ne vais pas y arriver »

 Ce sont toutes ces petites phrases qui parasitent ton esprit et qui te laissent croire que tu n’es pas tout à fait à ta place.

Comment retrouver l’estime de soi et accueillir ses réussites ?

Je te donne ici quelques pistes, ou quelques outils qui ont fait leur preuve. Il s’agit dans un premier temps de mettre en évidence les pensées inadaptées et de replacer tes propres réussites au cœur du processus de pensée. Ce travail n’est pas à réaliser en oneshot mais entre dans un travail régulier de façon à ancrer durablement une nouvelle pensée et de nouveaux comportements.

  1. Est-ce vrai que tu n’as pas toutes les qualités pour réussir dans ton projet ou dans ta vie ?
  2. Est-ce vrai que tu es complètement incompétent(e) dans ce domaine ?
  3. Est-ce vrai que tu déteste ce que tu fais ?
  4. Est-ce vrai que tu n’es pas fait pour ce travail ?

As-tu répondu oui à toutes ces questions ? Si c’est le cas, en effet il peut être bon de revoir tes projets mais dans le cas contraire, je t’invite à faire les petits exercices suivants.

La boite aux trésors

  • Achète ou construit une boîte que tu auras plaisir à avoir sur ton bureau ou ta table de nuit. Cette boite servira à recueillir tous tes petits trésors de réussite.
  • Prend un petit papier et inscrit une grande réussite et une petite réussite de ta vie. Quel sentiment cela t’a procuré ? Qu’as-tu mis en œuvre pour y arriver ?
  • Place ensuite ton papier dans ta boite.
  • Rempli chaque jour cette petite boite avec toutes les réussites de ta vie et inspire-toi de chacun de ces moments.
  • La prochaine fois que ce sentiment d’imposture apparaitra, tire un petit papier au hasard dans ta boite. Peux-tu utiliser cette ressource, que tu as sus mettre en place, dans la situation d’aujourd’hui ?

Restructuration de la pensée

Tu es face à un projet où tu as le sentiment que tu ne vas pas y arriver ? Décris ce projet le plus largement possible.

  1. Quelle est la situation dans laquelle tu te trouves et qui te fait penser cela ?
  2. Quelles sont les pensées qui te viennent à l’esprit spontanément ?
  3. Quelles sont les émotions associées à ces pensées et à cette situation ? Que ressens-tu intérieurement ? Peux-tu nommer précisément cette émotion ?
  4. Quel comportement adoptes-tu au regard de cette situation et de ce qui a été noté au-dessus ?
  5. Qu’est-ce que cela engendre ? Quel résultat ?
  6. Quel résultat préfèrerais-tu avoir ?
  7. Comment devrais-tu agir pour cela ?

Tu as déjà été dans ce type de situation auparavant.

  1. Quelles sont les pensées qui te venaient ?
  2. Quelles sont les émotions et sensations que tu ressentais ?
  3. Quel comportement as-tu adopté ?
  4. Quel a été le travail accompli pour y arriver ?
  5. Quels sont les résultats que tu as obtenus ?

 

Ton temps d’expertise

Es-tu certain(e) de ne pas avoir toutes les compétences ? Réfléchissons ensemble :

  • Quelles sont les compétences nécessaires pour la réussite de ton projet ?
  • Durant combien d’année et/ou de mois as-tu pratiqué cette activité ?
  • A raison de combien de jours par mois ?
  • Combien d’heures par jours ?

Tu vois où je veux en venir ? Combien d’heures au total as-tu passé à pratiquer, développer cette compétence ? Ne peut-on pas parler d’expertise ? Qu’en penses-tu ?

 

Se projeter positivement

Une situation future t’angoisse à l’idée que tu ne sois pas à la hauteur ? Regardons.

  • Quelle et la situation ?
  • Quels sont les risques probables ?
  • Ces risques se sont-ils déjà produits ?
  • Qu’est-ce qui pourrait faire que ces risques pourraient être évités ?
  • Quel est le résultat positif ou les avantages que cette situation peut t’apporter ?

 

 

Les petits mantras du jour

« La seule véritable erreur est celle dont on ne retire aucun enseignement »

John POWELL

« La réussite est l’accumulation d’échecs, d’erreurs, de faux départs, de confusions, et la volonté de continuer malgré tout »

Nick GLEASON

« Si vous avez confiance en vous-même, vous inspirez confiance aux autres »

GOETHE

« L’histoire de l’espèce humaine est celle d’hommes et de femmes qui se sous-estiment « 

Abraham MASLOW

Te voilà maintenant paré de tous les outils nécessaire pour faire face à ce sentiment de non-compétence.
Pour aller plus loin dans ce travail d’auto-observation et aborder des sujets complémentaires à ton épanouissement professionnel et personnel, penses à l’approche coaching qui te permet d’être accompagner durant toute ta démarche de changement.

Que dis le yoga de vos valeurs, vos besoins et vos limites ?

Que dis le yoga de vos valeurs, vos besoins et vos limites ?

Que dis le yoga de vos valeurs, vos besoins et vos limites ?

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L’APPORT DU YOGA SUR LES FONDAMENTAUX DU COACHING

Selon la pensée Ayurvédique, une non-connaissance et non-prise en compte des valeurs accompagnée de fausses croyances, entraînent un mauvais fonctionnement de Buddhi (l’intelligence, la pensée) et causeraient bon nombre de maladies psychiques comme physiques. Ceci viendrait de notre ego, aspect extérieur du mental, qui crée autour de tout cela, aveuglement et attachement. Un des objectifs du yoga sera alors de faire disparaitre l’égo et ses vikritis, conditions de perturbations et maladies.

Le coaching a pour objectif d’amener une personne à trouver et affirmer sa place dans le monde, à retrouver une paix mentale. Ce travail de recherche et d’introspection peut s’apparenter au jnana yoga, le chemin de la connaissance, de la vérité de soi, à l’aide du mental intérieur et du cœur. Il implique de nous détacher de notre implication extérieure pour investiguer le Soi. Tout un programme !!

 

 

« Accéder à notre véritable soi est simple mais difficile. Cela nécessite d’avoir le cœur paisible, et d’être réceptif à la lumière intérieure »

David Frawley

Pilier N°1 : les valeurs

Les dharma, en tant que lois naturelles, indiquent les fondements des lois universelles, ces lois sur lesquelles tous nos actes devraient être basés. Elles induisent que chacun de nous a son propre dharma nommé svadharma qui nous propose une recherche de notre véritable nature pour répondre aux questions : Quelle est notre place dans le développement universel de la conscience ? Quel est notre chemin de vie ?

Les réponses à ces questions se trouvent également dans nos valeurs, ce qui fait notre essence et ce qui est fondamental pour nous.

En vivant pleinement selon son svadharma, la vie nous assure bonne santé, bonheur, paix intérieure grâce à la connexion qui se fait entre soi et les forces cosmiques.

Piliers n°2 : Les croyances

Elles sont toutes ces choses que nous pensons être vraies et qui ne sont finalement que le résultat de notre mental, des projections crées de toutes pièces par nos peurs ou par notre chemin passé.

Selon la philosophie indienne, et notamment la théorie du Samkhya, le monde extérieur sert à fournir des expériences à la pure conscience, le Purusha. C’est lui qui fournit la matière, Prakriti, à partir de laquelle sera construite toute chose. L’évolution de la Prakriti dans notre esprit se fait sous 3 formes : Buddhi (l’intellect), ahamkara (l’égo) et manas (le mental).

L’égo, Ahamkara, par une série de pensée, fabrique un « je suis ». Cette identification à une existence ne révèle pas pour autant son véritable Soi. L’égo crée des attachements, des fausses croyances et des jugements qui empêchent alors Buddhi de se réaliser.

Lorsqu’elles sont limitantes, ces croyances sont un obstacle à la réalisation de soi. La pensée positive et l’utilisation de mantras permettent alors de projeter une nouvelle énergie. Cela s’explique également en psychologie cognitive par la construction de nouveaux schémas et liens neuronaux qui se créent et forment alors de nouvelles croyances, aidantes.

 

 

« L’âme, en tant que force de volonté, possède une énergie magnétique attirant vers nous tout ce que nous souhaitons véritablement au fond de notre coeur. »

David Frawley

Piliers n°3 : les besoins

La satisfaction des besoins est un des fondements du coaching. Le psychologue A. Maslow a longuement étudié ce sujet pour en faire une représentation graphique, en forme de pyramide. Les besoins existentiels sont catégorisés et hiérarchisés. On ne peut alors rien bâtir si les besoins inferieurs de la pyramide ne sont pas satisfaits.  Tout comme un travail yogique portant sur les chakras.  Si les chakras sont abordés et stimulés de manière désordonnée, ceci n’apportera que déséquilibre. Il en va de même avec les besoins qui, si ils sont non satisfaits ou contrariés ne forment plus une base solide et laissent place à la colère et la frustration.

Je parle ici de besoins fondamentaux et non d’envies ou de préoccupations futiles. Répondre à ses besoins apporte paix intérieure et assurance, quand répondre à ses envies n’est que jouissance extérieure. Il s’agit de se détacher de l’ego, source d’attachement, pour rechercher le trésor divin en tant que besoin. Les besoins matériels apparaissent alors, bien souvent, comme de simples envies.

 

 

« Les préoccupations futiles de la vie quotidienne ne comblent pas nos besoins les plus profonds ; l’Homme à également une soif naturelle  de sagesse. »

Paramahansa yogananda

Pilier N°4 : Les limites

Elles sont les barrières que nous érigeons, ou pas, autour de nous. La place que nous laissons à l’autre et la place que l’on s’accorde à soi. Nous vivons dans un monde où les limites sont difficiles à poser. Des lois et des règles ont été instaurées, nous savons jusqu’où nous pouvons les transgresser, mais jusqu’où sommes-nous prêt à laisser entrer l’autre ? Quelles sont nos propres limites, au-delà de celles qui nous ont été imposées et que nous nous efforçons de respecter ?

Lorsque nous fondons nos actes au regard de nos désirs, nos samskaras,  c’est l’égo qui fait circuler le mouvement du prana dans notre esprit alors que lorsque nous fondons nos actes au regard de nos valeurs, c’est l’âme qui équilibre le prana. Nos samskaras limitent notre flux d’énergie et projettent une identité limitée de nous-même.

Les apports du yoga dans une démarche de développement personnel

Les apports du yoga dans une démarche de développement personnel

Coaching et yoga : 2 approches complémentaires

 

Ici commence une série d’articles, fruits d’une recherche pour mon mémoire de fin de formation. Ce travail m’a passionné au point de le partager avec vous. Yoga et coaching sont pour moi des disciplines interdépendantes, et je t’explique en quoi, pourquoi et comment le yoga peut amener sur le chemin de la réalisation de soi.

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En quoi le yoga et le coaching de vie ou coaching professionnel sont complémentaires ? Pourquoi rapprocher ces deux disciplines ? Et en quoi leurs finalités se rapprochent ?

Avant de faire le parallèle entre ces 2 disciplines il me semble important de définir ces deux pratiques.

Le coaching est classé dans les thérapies brèves

Le coaching est classé dans les thérapies brèves. Il s’agit d’un accompagnement durant lequel le coach amène une personne à trouver ses propres solutions pour aller d’un point A, où elle se trouve, vers un point B, son objectif. Avant de partir tête baissée vers ce point B, cet accompagnement commence par une découverte de soi. Qui je suis ? Qu’est-ce qui compte vraiment pour moi ? Ce qui me donne envie d’avancer ? En quoi je suis unique ? Qu’est-ce que je peux apporter au monde d’aujourd’hui ?

Et une fois que le coaché sait de où il part et qu’il a identifié ce qui le fait réellement vibrer, alors seulement là, il est envisageable pour lui d’avancer, sereinement, pas après pas.

 

 

 

« Les hommes ne devraient pas tant réfléchir à ce qu’ils doivent faire. Ils devraient plutôt penser à ce qu’ils sont »

Maitre Eckhart

Si la définition du coaching semble bien différente selon le praticien qui la propose, il en est de même avec le yoga. Je vais donc donner ma propre définition du yoga :

Le yoga et une discipline à géométrie variable

Le yoga est une discipline à géométrie variable qui combine plusieurs techniques interdépendantes les unes des autres. Il s’agit d’un cheminement vers son développement personnel au service, par la suite du développement de la communauté. Par l’arrêt des fluctuations du mental (yoga-sutras 1.2) et le dégagement des constructions de celui-ci (yoga-sutras 1.42), il est possible d’atteindre le samadhi, état d’unité et de bonheur (yoga-sutras 1.51) et la cessation des souffrances.

Ces deux disciplines semblent aller dans le même sens en étant parfaitement complémentaires. Le coaching est un processus de transformation, de changement pour un mieux-être et le yoga apprend cette adaptabilité, ce lâcher-prise face aux changements. Tous deux sont un travail personnel qui amène à un rayonnement dans l’universel.

Le coaching amène une prise de conscience de ses schémas mentaux, apprend à s’en détacher pendant que le yoga apporte un état d’être mais également des moyens à une vie équilibrée.

Tous deux sont au service du temps présent : ce qui est fait est fait, on ne peut qu’en tirer des enseignements. Le présent est source de tous les possibles pourvu que les bases soient solides. La transformation peut alors avoir lieu, pas à pas.

Partir de son ancrage, plonger ses racines loin dans la terre pour que jour après jour le travail d’accomplissement de soi soit le plus juste et le plus solide possible.

Un lien étroit

 

 

 

« l’efficacité de la pratique du yoga dépend étroitement d’une certaine mise en ordre de soi et du monde »

Philippe Filliot

Si le coaching, tel que je le pratique, concentre son travail sur la pensée, sur les émotions, et sur tout ce qui entrave au bien-être psychique, la pratique des asanas est totalement complémentaire par ce lien qui se fait avec le corps, mais également par la pratique de la méditation et ce qu’elle amène comme libération de l’esprit. La méditation est ce petit moment de recul sur soi qui permet d’entrevoir toutes les voies, toutes les portes. Dans cet espace silencieux et vide, se tissent les connexions entre les différents possibles.

Et si « l’efficacité de la pratique du yoga dépend étroitement d’une certaine mise en ordre de soi et du monde » comme le souligne Philippe Filliot, il est tout à fait envisageable que l’accompagnement coaching et la pratique yogique soit des disciplines interdépendantes au même titre que les pranayamas et la méditation.

Comme une séance de yoga est scrupuleusement bien pensée et construite de manière à ce qu’il y ai une unité logique, le coaching s’organise également autour de différentes phases qui s’inscrivent dans un accompagnement global. Il n’est pas possible de démarrer une nouvelle phase sans que la précédente ait été validée, acquise, intégrée. Et comme en vinyasa, le point de départ est important et le cheminement se fait pas à pas.

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