Les 8 étapes du yoga comme base du développement personnel

Les 8 étapes du yoga comme base du développement personnel

Les 8 étapes du yoga comme base du développement personnel

 

Ce sujet fait partie d’une série de 13 articles

 Le mot yoga peut se définir par l’union du corps et du mental. Pour cela, 8 étapes, ashtanga, sont nécessaires, comme une progression d’actions quotidiennes. Afin de contrôler le mental, nous devons avoir une maîtrise de notre corps et de l’ensemble de nos sens. Et c’est à partir de ce moment-là « que peut se produire la connaissance de notre véritable soi » David Frawley. C’est cette connaissance qui fait toute la puissance de l’âme et développe la véritable personnalité, tant recherchée en développement personnel.

Ces 8 étapes forment les 8 branches du yoga qui ont été largement mises en évidence par B.S.K Iyengar dans son livre l’arbre du yoga. En voici une courte exposition :

Yama et Niyama : les racines d’une vie éclairée et la pureté du corps et de l’esprit

Yama et Niyama sont les règles et disciplines qui nous permettent d’ordonner notre vie. Elles sont en lien étroit avec nos valeurs.

Yama : moi et les autres

Yama fait référence à notre comportement social. Comment j’interagis avec l’extérieur, les autres, mon environnement ?

Cette notion est fondamentale. D’abord parce que nous sommes des êtres sociaux, mais également parce que nos interactions avec l’extérieur font partie intégrante de notre bien-être psychologique comme de notre développement spirituel.  Ce comportement social fait référence à la parole juste et à une communication sage. Il s’agit également de bien faire la distinction entre besoin et envie, comme nous l’avons vu plus haut, pour ne pas accumuler ou amasser de biens matériels sans importance, mais également d’apporter une valeur véritable à ce que l’on possède pour ne pas être en proie à la convoitise des autres.

Niyama : moi avec moi

Niyama fait référence à nos comportements vis-à-vis de soi. Comment je me respecte ? Comment je réponds à mes besoins fondamentaux ? Quel regard je porte sur moi ?

En me respectant et en posant un regard bienveillant sur moi, il est plus facile de poser ce même regard sur les gens et la nature qui m’entourent. Se respecter passe également par savoir vivre dans l’instant présent et laisser le futur à sa juste place, par une discipline du corps et du rythme de vie mais également par cette découverte, cette étude de soi.

Les pratiques de Yama et Niyama alimentent notre feu, notre puissance intérieure, et nous permettent de soutenir l’ensemble des autres branches du yoga.

Asana – l’assise forte et flexible

Dans notre pratique du yoga, en occident, les asanas ont une place prédominante, ce qui n’est pas forcément le cas en Inde. Le yoga postural s’est installé et a été diffusé pour répondre, dans un premier temps, aux besoins de réapprendre à s’assoir, à se tenir et à respirer, après que nos modes de vies aient liés et rigidifiés nos corps.

Bon nombre de pratiquants yogis ont commencé leur pratique pour des raisons de santé physique avant d’y découvrir un chemin spirituel. Ce chemin s’est alors imposé pour beaucoup comme une quête pour redonner sens aux insatisfactions existentielles et à la frustration personnelle.

Cette unité corps / esprit, qui fait toute la substance du yoga, est une notion que nous avons perdu depuis l’antiquité. La place des asanas est alors incontournable pour renouer les liens entre corps, respiration, pensées et sensations. Il est le ciment à l’ensemble des branches du yoga.

Si l’asana peut être définie de plusieurs manières, il s’agit avant tout d’une assise confortable, en harmonie avec notre conscience intérieure, qui permet dans un second temps de soutenir la méditation. Les asanas en tant que postures de yoga ont pour but de réduire l’agitation du mental, et associé au pranayama, ils sont « une prière naturelle du corps conscient » Philippe Filiot.

Les asanas font référence en coaching aux questions  Quelle posture je prends dans ma vie ? Comment je place mon corps ? Quel espace j’occupe ?

Si d’un point de vue physiologique, les asanas apportent flexibilité et optimisation de la circulation de l’énergie, d’un point de vue psychique, ils réduisent l’agitation du mental et stabilisent les sens pourvu que la conscience mouvement/respiration soit posée, et que le mental soit détaché du corps.

Asana et pranayama sont donc inséparables.

Pranayama – L’expansion de la force vitale

Le souffle nourrit l’ensemble du corps jusqu’à l’intelligence et la conscience. A travers lui est distribuée l’énergie vitale, le prana. Sans lui, plus aucun de nos sens et aucunes de nos facultés ne fonctionneraient. Le prana est lié à l’air et à l’espace. Lorsque l’on crée de l’espace on laisse l’énergie de prana se développer, dans le corps comme dans le mental. Comme le prana est paisible, l’ensemble du corps et du mental est au repos.

Le pranayama permet de stocker de grande quantité de prana. Quand le corps est suffisamment nourrit de prana, nous ressentons moins le besoins de satisfaire certaines envies. Nous pouvons ainsi contrôler nos sens et notre énergie pranique, pour l’orienter comme soins de purification et de stimulation du corps et de l’esprit.

Le pranayama favorise le contrôle du mental et accompagne le lâcher-prise indispensable lors des épisodes de dépression ou pour se libérer du chagrine et de l’attachement.

« Le pranayama est le pont qui relie le physique et le spirituel. Le pranayama est donc le pivot du yoga »
BSK Iyengar

Pratyahara – Le retrait des sens comme écorce protectrice

Le pranayama a commencé à recueillir le prana qui est ensuite dirigé en un seul point lors de pratyahara. Par retrait des sens, nous entendons la maîtrise des forces extérieures, la capacité à contrôler nos impressions sensorielles pour que le mental soit libéré et puisse se tourner vers l’intérieur. Sans pratyahara, la pratique de la méditation est impossible.

Cette pratique nous apprend à développer notre agni du mental qui nous permet de nous écarter et nous détacher des influences négatives, qu’elles soient d’ordre alimentaire, sensoriel ou en lien avec des personnes. Nous sommes constamment confrontés à une surcharge sensorielle et avons pris pour habitude de satisfaire, par toutes sortes de plaisirs, l’ensemble de nos sens, qui ne sont bien souvent que distractions. Maintenant, savons-nous rester silencieux ? Quelle place laissons-nous au silence ? Quelle énergie absorbons-nous de l’extérieur ?

Pratyahara fournit les outils pour nous rendre réceptif à notre être intérieur et ainsi poser les bases des pratiques supérieurs du yoga, notamment, la méditation. Il nous apprend à contenir notre énergie pour la distribuer à des fins créatives, spirituelles ou de guérison.

Dharana – La concentration pour une solidité corps/esprit

Ici commence la connaissance du soi véritable. Sur quoi je dirige mon attention ? Où je place mon mental ? C’est un choix conscient, une action volontaire de porter toute son attention, de déployer toutes ses capacités cérébrales, en un seul espace. En se concentrant sur un seul sujet, l’agni du mental se renforce et se développe avec éclat.

Dans dharana, nous prenons contact avec nos forces intérieures. Nous ramenons en notre centre toutes les choses dispersées pour les concentrer en une énergie qui réside en ce lieu.

Lorsque l’on affine encore un peu plus ce faisceau de la conscience, le mental ne fait plus parti de cet espace et la méditation prend place.

Dhyana – La méditation ou fleur de la conscience

La concentration n’est plus qu’en un seul point et ne passe plus par le mental. Dans dhyana, nous entrons en contact avec le véritable Soi et la conscience pure. Quelle est ma réalité ? Où je place objectivement la vérité des choses ? Le mental est dans un état de repos et se régénère.

Dhyana permet d’augmenter notre agni de l’intelligence. Dans la position d’observateur, le feu, notre conscience témoin, se nourrit de toutes nos pensées, son combustible. Notre conscience réintègre alors son état originel de silence.

« Libérée de toute stimulation extérieure, présente dans l’instant, seule la vérité de l’être de chacun subsiste sous la forme d’amour et de lumière »
Mark Stephens

Samadhi – L’absorption à un bonheur pur

Nous pénétrons ici dans le feu de la béatitude. Il n’y a plus de notion de sujets ni d’objets car il y a pleine unité entre les deux. Il y a fusion entre soi et les choses de notre joie.

Que puis-je apporter au monde ? Quel sentiment d’unité je nourris avec la terre ?

Il y a pleine connaissance de soi sans rien désirer du monde extérieur. La pensée n’intervient plus et les sens n’ont plus d’impact sur nos actions qui se font naturellement. Il s’agit du pur bonheur, un état d’être empli de joie, le but ultime du développement personnel.

En état de samadhi, nous sommes libres de toutes contraintes et de toutes pensées. Il n’existe plus de dualités pour nous affecter : les souffrances cessent.

Que dis le yoga de vos valeurs, vos besoins et vos limites ?

Que dis le yoga de vos valeurs, vos besoins et vos limites ?

Que dis le yoga de vos valeurs, vos besoins et vos limites ?

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L’APPORT DU YOGA SUR LES FONDAMENTAUX DU COACHING

Selon la pensée Ayurvédique, une non-connaissance et non-prise en compte des valeurs accompagnée de fausses croyances, entraînent un mauvais fonctionnement de Buddhi (l’intelligence, la pensée) et causeraient bon nombre de maladies psychiques comme physiques. Ceci viendrait de notre ego, aspect extérieur du mental, qui crée autour de tout cela, aveuglement et attachement. Un des objectifs du yoga sera alors de faire disparaitre l’égo et ses vikritis, conditions de perturbations et maladies.

Le coaching a pour objectif d’amener une personne à trouver et affirmer sa place dans le monde, à retrouver une paix mentale. Ce travail de recherche et d’introspection peut s’apparenter au jnana yoga, le chemin de la connaissance, de la vérité de soi, à l’aide du mental intérieur et du cœur. Il implique de nous détacher de notre implication extérieure pour investiguer le Soi. Tout un programme !!

 

 

« Accéder à notre véritable soi est simple mais difficile. Cela nécessite d’avoir le cœur paisible, et d’être réceptif à la lumière intérieure »

David Frawley

Pilier N°1 : les valeurs

Les dharma, en tant que lois naturelles, indiquent les fondements des lois universelles, ces lois sur lesquelles tous nos actes devraient être basés. Elles induisent que chacun de nous a son propre dharma nommé svadharma qui nous propose une recherche de notre véritable nature pour répondre aux questions : Quelle est notre place dans le développement universel de la conscience ? Quel est notre chemin de vie ?

Les réponses à ces questions se trouvent également dans nos valeurs, ce qui fait notre essence et ce qui est fondamental pour nous.

En vivant pleinement selon son svadharma, la vie nous assure bonne santé, bonheur, paix intérieure grâce à la connexion qui se fait entre soi et les forces cosmiques.

Piliers n°2 : Les croyances

Elles sont toutes ces choses que nous pensons être vraies et qui ne sont finalement que le résultat de notre mental, des projections crées de toutes pièces par nos peurs ou par notre chemin passé.

Selon la philosophie indienne, et notamment la théorie du Samkhya, le monde extérieur sert à fournir des expériences à la pure conscience, le Purusha. C’est lui qui fournit la matière, Prakriti, à partir de laquelle sera construite toute chose. L’évolution de la Prakriti dans notre esprit se fait sous 3 formes : Buddhi (l’intellect), ahamkara (l’égo) et manas (le mental).

L’égo, Ahamkara, par une série de pensée, fabrique un « je suis ». Cette identification à une existence ne révèle pas pour autant son véritable Soi. L’égo crée des attachements, des fausses croyances et des jugements qui empêchent alors Buddhi de se réaliser.

Lorsqu’elles sont limitantes, ces croyances sont un obstacle à la réalisation de soi. La pensée positive et l’utilisation de mantras permettent alors de projeter une nouvelle énergie. Cela s’explique également en psychologie cognitive par la construction de nouveaux schémas et liens neuronaux qui se créent et forment alors de nouvelles croyances, aidantes.

 

 

« L’âme, en tant que force de volonté, possède une énergie magnétique attirant vers nous tout ce que nous souhaitons véritablement au fond de notre coeur. »

David Frawley

Piliers n°3 : les besoins

La satisfaction des besoins est un des fondements du coaching. Le psychologue A. Maslow a longuement étudié ce sujet pour en faire une représentation graphique, en forme de pyramide. Les besoins existentiels sont catégorisés et hiérarchisés. On ne peut alors rien bâtir si les besoins inferieurs de la pyramide ne sont pas satisfaits.  Tout comme un travail yogique portant sur les chakras.  Si les chakras sont abordés et stimulés de manière désordonnée, ceci n’apportera que déséquilibre. Il en va de même avec les besoins qui, si ils sont non satisfaits ou contrariés ne forment plus une base solide et laissent place à la colère et la frustration.

Je parle ici de besoins fondamentaux et non d’envies ou de préoccupations futiles. Répondre à ses besoins apporte paix intérieure et assurance, quand répondre à ses envies n’est que jouissance extérieure. Il s’agit de se détacher de l’ego, source d’attachement, pour rechercher le trésor divin en tant que besoin. Les besoins matériels apparaissent alors, bien souvent, comme de simples envies.

 

 

« Les préoccupations futiles de la vie quotidienne ne comblent pas nos besoins les plus profonds ; l’Homme à également une soif naturelle  de sagesse. »

Paramahansa yogananda

Pilier N°4 : Les limites

Elles sont les barrières que nous érigeons, ou pas, autour de nous. La place que nous laissons à l’autre et la place que l’on s’accorde à soi. Nous vivons dans un monde où les limites sont difficiles à poser. Des lois et des règles ont été instaurées, nous savons jusqu’où nous pouvons les transgresser, mais jusqu’où sommes-nous prêt à laisser entrer l’autre ? Quelles sont nos propres limites, au-delà de celles qui nous ont été imposées et que nous nous efforçons de respecter ?

Lorsque nous fondons nos actes au regard de nos désirs, nos samskaras,  c’est l’égo qui fait circuler le mouvement du prana dans notre esprit alors que lorsque nous fondons nos actes au regard de nos valeurs, c’est l’âme qui équilibre le prana. Nos samskaras limitent notre flux d’énergie et projettent une identité limitée de nous-même.

Les apports du yoga dans une démarche de développement personnel

Les apports du yoga dans une démarche de développement personnel

Coaching et yoga : 2 approches complémentaires

 

Ici commence une série d’articles, fruits d’une recherche pour mon mémoire de fin de formation. Ce travail m’a passionné au point de le partager avec vous. Yoga et coaching sont pour moi des disciplines interdépendantes, et je t’explique en quoi, pourquoi et comment le yoga peut amener sur le chemin de la réalisation de soi.

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En quoi le yoga et le coaching de vie ou coaching professionnel sont complémentaires ? Pourquoi rapprocher ces deux disciplines ? Et en quoi leurs finalités se rapprochent ?

Avant de faire le parallèle entre ces 2 disciplines il me semble important de définir ces deux pratiques.

Le coaching est classé dans les thérapies brèves

Le coaching est classé dans les thérapies brèves. Il s’agit d’un accompagnement durant lequel le coach amène une personne à trouver ses propres solutions pour aller d’un point A, où elle se trouve, vers un point B, son objectif. Avant de partir tête baissée vers ce point B, cet accompagnement commence par une découverte de soi. Qui je suis ? Qu’est-ce qui compte vraiment pour moi ? Ce qui me donne envie d’avancer ? En quoi je suis unique ? Qu’est-ce que je peux apporter au monde d’aujourd’hui ?

Et une fois que le coaché sait de où il part et qu’il a identifié ce qui le fait réellement vibrer, alors seulement là, il est envisageable pour lui d’avancer, sereinement, pas après pas.

 

 

 

« Les hommes ne devraient pas tant réfléchir à ce qu’ils doivent faire. Ils devraient plutôt penser à ce qu’ils sont »

Maitre Eckhart

Si la définition du coaching semble bien différente selon le praticien qui la propose, il en est de même avec le yoga. Je vais donc donner ma propre définition du yoga :

Le yoga et une discipline à géométrie variable

Le yoga est une discipline à géométrie variable qui combine plusieurs techniques interdépendantes les unes des autres. Il s’agit d’un cheminement vers son développement personnel au service, par la suite du développement de la communauté. Par l’arrêt des fluctuations du mental (yoga-sutras 1.2) et le dégagement des constructions de celui-ci (yoga-sutras 1.42), il est possible d’atteindre le samadhi, état d’unité et de bonheur (yoga-sutras 1.51) et la cessation des souffrances.

Ces deux disciplines semblent aller dans le même sens en étant parfaitement complémentaires. Le coaching est un processus de transformation, de changement pour un mieux-être et le yoga apprend cette adaptabilité, ce lâcher-prise face aux changements. Tous deux sont un travail personnel qui amène à un rayonnement dans l’universel.

Le coaching amène une prise de conscience de ses schémas mentaux, apprend à s’en détacher pendant que le yoga apporte un état d’être mais également des moyens à une vie équilibrée.

Tous deux sont au service du temps présent : ce qui est fait est fait, on ne peut qu’en tirer des enseignements. Le présent est source de tous les possibles pourvu que les bases soient solides. La transformation peut alors avoir lieu, pas à pas.

Partir de son ancrage, plonger ses racines loin dans la terre pour que jour après jour le travail d’accomplissement de soi soit le plus juste et le plus solide possible.

Un lien étroit

 

 

 

« l’efficacité de la pratique du yoga dépend étroitement d’une certaine mise en ordre de soi et du monde »

Philippe Filliot

Si le coaching, tel que je le pratique, concentre son travail sur la pensée, sur les émotions, et sur tout ce qui entrave au bien-être psychique, la pratique des asanas est totalement complémentaire par ce lien qui se fait avec le corps, mais également par la pratique de la méditation et ce qu’elle amène comme libération de l’esprit. La méditation est ce petit moment de recul sur soi qui permet d’entrevoir toutes les voies, toutes les portes. Dans cet espace silencieux et vide, se tissent les connexions entre les différents possibles.

Et si « l’efficacité de la pratique du yoga dépend étroitement d’une certaine mise en ordre de soi et du monde » comme le souligne Philippe Filliot, il est tout à fait envisageable que l’accompagnement coaching et la pratique yogique soit des disciplines interdépendantes au même titre que les pranayamas et la méditation.

Comme une séance de yoga est scrupuleusement bien pensée et construite de manière à ce qu’il y ai une unité logique, le coaching s’organise également autour de différentes phases qui s’inscrivent dans un accompagnement global. Il n’est pas possible de démarrer une nouvelle phase sans que la précédente ait été validée, acquise, intégrée. Et comme en vinyasa, le point de départ est important et le cheminement se fait pas à pas.

Livre : Autobiographie d’un yogi

Livre : Autobiographie d’un yogi

Lu pour vous …

Autobiographie d’un yogi

Paramahansa Yogananda

 

A travers le récit de sa vie de yogi, Yogananda nous emmène dans une épopée philosophique et historique. Il nous éclaire sur les fondements du yoga et de ses pratiques mais également sur les différents textes saints.

Tout au long du récit, le parallèle est fait entre les différentes religions de l’inde et de l’occident, induisant l’importance d’un rapprochement, voire d’« une unité fondamentale des religions ». Cette ouverture qui est faite au monde spirituel laisse entrevoir bon nombres de qualités  humaines qui ne demanderaient qu’à être développées, encore plus de nos jours : la simplicité, le non jugement, la patience, l’ascétisme, l’humilité, la tempérance, la clarté …

Pour illustrer ses propos, Yogananda détaille les nombreuses et ancestrales connaissances de l’inde en matière de science et de philosophie, qui démontrent une forme d’avant-gardisme.

En partageant avec nous son apprentissage et ses rencontres d’avec les différents maitres du kriya yoga, il nous fait découvrir un enseignement riche, simple et ouvert, et tout ça avec beaucoup d’humour !

Ce livre ouvre l’esprit sur le potentiel humain.

 

 

 

 

 » Un jour ma mère tenta de me faire peur avec une histoire terrifiante de fantôme caché dans une pièce obscure. Je me précipitai immédiatement dans la pièce en question et je revins extrêmement désappointé de ne pas avoir trouvé le fantôme ! Ma mère ne m’a plus jamais raconté d’histoires terrifiantes. Moralité : affrontez vos peurs et elles cesseront de vous tourmenter. « 

 

 » Quand j’étais très jeune, je désirais posséder un chien très laid appartenant à un voisin. Durant des semaines, je ne cessai de harceler ma famille afin d’obtenir ce petit chien. Je fis la sourde oreille à des offres d’animaux beaucoup plus attirants. Moralité : l’attachement rend aveugle ; il enrobe l’objet de notre désir d’un halo de qualités imaginaires. « 

 

 » En vérité, rien ne peut être qualifié de « miracle », si ce n’est qu’en fait tout est miracle. Que chacun de nous soit revêtu d’un corps organisé de façon si élaborée et soit placé sur un globe terrestre tournoyant à travers l’espace, parmi les étoiles – quoi de plus banal ou de plus miraculeux ? « 

Les + du livre

  • Un livre plein de sagesse et de drôlerie
  • Une histoire accessible et riche de sens

 

Les - du livre

Pour aller plus loin

La self realization fellowship en France https://www.yogananda-srf.org/Default.aspx?langtype=1036
Awake – Le film qui retrace la vie de Paramahansa Yogananda https://www.youtube.com/watch?v=votF0uY1KYY

Résolution de Janvier : je me mets au yoga !

Résolution de Janvier : je me mets au yoga !

Cela fait maintenant plus de 10 ans que je pratique le yoga, et jusqu’à maintenant, lorsque l’on me demandait quel type de yoga je pratiquais, je répondais fièrement : « le hatha-yoga », ne sachant pas que le hatha-yoga était en fait la base du yoga du corps (étymologiquement yoga de l’effort) et non un style à part entière (en tout cas plus de nos jours).

En septembre dernier, j’ai démarré ma formation de professeur de yoga et là, j’ai compris que je connaissais finalement peu de chose de cette pratique et que le peu  que je savais était un mélange de ouï-dire à l’occidental agrémenté d’un soupçon de légendes orientales.

J’ai donc opéré une belle remise à plat que j’ai envie de partager avec toi.

Yoga et coaching : quel rapport ?

Le hatha-yoga dont tout le monde parle, c’est quoi ?

Le Yoga Ashtanga Vinyasa : un yoga pour se décharger

Le Yoga Bikram ou hot yoga : Pratique dangereuse ou pas ?

Le Yoga Iyengar : La forme la plus thérapeutique ?

Le viniyoga ou yoga Krishnamacharya : Une autre forme de yoga thérapeutique

Le kundalini Yoga : ou l’énergie des chakras

Vinyasa flow yoga : Une pratique dynamique tout en douceur

Le Yin Yoga ou Yoga Taoïste

En conclusion

Yoga et coaching : quel rapport ?

Le yoga est une discipline qui met en harmonie le corps et l’esprit. Il permet de vivre le changement de manière confortable et avec un certain détachement. Il est un outil puissant d’accompagnement et s’intègre parfaitement à une démarche de coaching.

Cette discipline allie conscience de soi et maitrise du mental. Elle réunit ainsi toutes les conditions favorables à une vie équilibrée. En se tournant vers l’intérieur, l’activité mentale cesse. Le pratiquant retrouve alors sa vraie nature, avec plus d’énergie, de détermination et de lâcher-prise dans l’action. Difficile à croire hein ! Mais bien sûr que si ! C’est tout l’art du yoga.

Le hatha-yoga dont tout le monde parle, c’est quoi ?

En occident, lorsque l’on parle de yoga, on entend par là pratique des asanas (postures). Toutefois cela n’est qu’un des outils pour arriver à se tourner vers l’intérieur et cesser toute activité mentale. Le Hatha-yoga, qui représente ce travail du corps, prépare au raja-yoga qui est la maitrise du mental dont je parlais plus haut. Il amène un équilibre physique, mental et énergétique.

Ces 30 dernières années le hatha-yoga a énormément évolué et a vu émerger des dizaines de styles différents. Tout en gardant l’essence même du yoga, il s’est doté de dynamisme et de créativité pour répondre à des besoins bien spécifiques à l’occident et à notre société.

Le Hatha-yoga est donc une pratique intégrative d’asanas (postures), de pranayamas (contrôle du souffle) et de méditation dont les courants principaux ci-dessous peuvent répondre à un besoin plus qu’un autre.

Le Yoga Ashtanga Vinyasa : un yoga pour se décharger

Il est enseigné en Inde au début du XXème siècle par Krishnamacharya à des adolescents vigoureux, jeunes garçons brahmanes, sur demande du Maharadjah de Mysore. Pattabhi Jois développera par la suite cette pratique.

Le yoga Ashtanga Vinyasa se pratique soit sous l’instruction d’un professeur soit de façon autonome style « mysore » (chaque élève réalise sa suite d’asanas pendant que le professeur donne des conseils individuels et introduit les postures progressivement).

Le cours se déroule en 6 séries d’asanas (postures) en ordre fixe :

  • La première séries amène une ouverture des voies de l’énergie, les renforce et nettoie le corps de ses toxines,
  • Les secondes séries ouvrent et équilibrent l’énergie autour de la colonne vertébrale et du bassin. Elles renforcent et nettoie le système nerveux,
  • Les séries avancées développent et renforcent l’énergie vitale.

Le pratiquant passe à la série suivante lorsque les précédentes sont totalement maitrisées par une pratique régulière.

Sur toute la durée de la séance, le pranayama ujjayi (respiration stabilisée) conduit à une grande concentration mentale voir à un état de samadhi (méditation).

De mon point de vue, cette pratique reste réservée à un public masculin qui a besoin de se décharger.

« J’ai découvert l’ashtanga-yoga après avoir longtemps pratiqué le hatha-yoga. Je recherchais une pratique un peu plus dynamique que ce que je connaissais. En effet, le côté dynamique était au rendez-vous ! Cette année-là de pratique m’a permis de lâcher beaucoup de choses, notamment une énergie que je commençais à avoir du mal à canaliser. Aujourd’hui j’ai repris une pratique plus douce mais cela me convenait parfaitement à ce moment-là de ma vie. »

Lucie B.

En recherche d'emploi

Le Yoga Bikram ou hot yoga : Pratique dangereuse ou pas ?

Du nom de son créateur Bikram Choudhury. A été créé à l’issu de recherches de la pratique du yoga au regard de certaines pathologies.

Un cours de Yoga Bikram se déroule dans une pièce chauffée à 40.6°C avec un taux d’humidité à 40%. Les 36 postures développées par Bikram Choudhury sont réalisées 2 fois, selon un ordre donné.

Certains ne jurent que par cette pratique et, comme son créateur, la voient comme la seule et véritable pratique du yoga. D’autres la caractérise de pratique dangereuse (risque d’accident cardiaque) au marketing habile et en totale contradiction avec les valeurs du yoga. Les effets bénéfiques mis en avant dans sa méthode thérapeutique n’ont pas été prouvé scientifiquement ni reconnus par les maitres yogis.

La pratique de ce yoga me permet de faire travailler souplesse et musculature, en douceur, en s’adaptant à mes différents maux. Il me rappelle bien souvent les séances de kiné de par le ressenti, mais avec des “exercices” plus subtiles et un cadre tout autre. Sa particularité est l’utilisation d’accessoires pour un travail autre qu’au sol (cordes, sangles) qui offrent la possibilité de travailler avec les murs comme point d’ancrage ou de support et ainsi, accentuer les positions et utiliser la pesanteur différemment. Il fait prendre conscience de son corps, qui parfois peut surprendre ! Il allie parfaitement souplesse, force, acrobatie et relaxation.

Baptiste T.

Electricien créateur d'entreprise

Le Yoga Iyengar : La forme la plus thérapeutique ?

Du nom de son créateur B.K.S. Iyengar à la santé fragile suite à diverses affections durant l’enfance (malnutrition, tuberculose, malaria, fièvre typhoïde). Son beau-frère, Trumalai Krishamacharya lui enseigne le yoga durant 5 ans, ce qui lui permet de gagner en santé. Puis il l’envoie à Pune, enseigner le yoga. Durant cette période B.S.K. Iyengar s’aperçoit que sa santé ne lui permet pas de réaliser l’ensemble des asanas (postures) avec autant d’aisance que nombre de ses élèves. Il introduit alors des accessoires à sa pratique pour aider à un alignement « parfais ».

« Un asana n’est accompli que lorsque toutes les parties du corps adoptent la position correctes, en toute connaissance et intelligence »

B.S.K. Iyengar

Le viniyoga ou yoga krishnamacharya : Une autre forme de yoga thérapeutique

Au début du XXème siècle, comme je l’ai noté plus haut, le maharadjah de Mysore demande à Krishnamacharya de venir enseigner le yoga en son palais. Il enseigne le Yoga Ashtanga Vinyiasa à de jeunes brahmanes et en parallèle amène une pratique douce, à visée thérapeutique aux autres personnes du palais. Cet érudit commence par étudier l’histoire, la philosophie et la pratique du yoga dès 5 ans. A l’adolescence il part à la recherche du sanctuaire de Nathamuni où il reçoit la transmission d’un ancien texte yogi, essence de la pratique du yoga. Il reprend ensuite ses études classiques puis repart à l’aventure, pour approfondir ses études du yoga auprès de Mamohan Brahmachari, dans une grotte, durant 7 ans. Il y intègre une dimension thérapeutique du yoga. A son retour, il étudie l’ayurvéda, médecine traditionnelle indienne. Fort de l’ensemble de ces savoirs, il voit dans son enseignement du yoga des cas singuliers et une pratique individualisée.

Le yoga krishnanacharia se fonde sur les notions de stabilité (sthira) et confort, bien-être (sukham). Le pratiquant ne doit ressentir aucune douleur, dans le cas contraire, c’est que le corps n’est pas prêt à cet asana. Il s’agit alors de cultiver la patience et de suivre son propre rythme, au fil des saisons  et de son degré d’énergie.

Le yoga krishnamacharia se fondant sur la pratique des asanas (postures), des pratikriyasanas (contre-postures), de l’ensemble des pranayamas (technique de respiration) et des principes ayurvédiques, de manière personnalisée, on parle de yoga thérapeutique.

C’est le fils de Krishnamacharya, T.K.S Desikachar, qui vulgarisera par la suite cette pratique et la diffusera sous le nom de viniyoga.

Le kundalini Yoga : ou l’énergie des chakras

Il met l’accent sur la respiration, la psalmodie et la méditation. Introduit par Yogi Bhajan au milieu du XXème, le Kundalini Yoga se concentre sur l’énergie à travers les chakras, les centres énergétiques. Chaque chakra est activé et renforcé progressivement par divers asanas (postures), pranayamas (maitrise du souffle), mantras (chants sacrés) et mudras (position codifiée des mains). Cette pratique intense alimente tapas, le feu interne, par une longue tenue des postures, afin de renforcer le corps physique pour ensuite s’éveiller sur les plans subtiles.

Vinyasa flow yoga : Une pratique dynamique tout en douceur

« Je pratique le Vinyasa flow yoga. Ces asanas presque dansés, me permettent d’accorder mon corps au mouvement de la vie, aux aléas du quotidien. Ils m’apportent souplesse dans mes réactions auprès de mes proches. Ainsi que la maîtrise de mes mouvements lors de mes prises de parole en public. Je suis sommelière, animatrice de dégustation. Alors le flow m’inspire lorsque je lis un vin à haute voie et me permet de ne pas la laisser tanguer. Enfin, et c’est ce que j’aime par dessus tout, ils me permettent de ressentir l’union. Je m’applique à récréer ce lien, cette union entre les personnes qui viennent participer à mes dégustations. »

Flavie est sommelière et propose des dégustations à domicile Degustali

Flavie B.

Cette technique de Yoga est une pratique dynamique du yoga à l’évolution constante, tout en conscience (corps, souffle, mental). Une séance de Vinyasa Flow Yoga est une pratique qui repose sur un thème. Ce thème peut être choisi en fonction de la saison, de l’énergie que l’on souhaite amener, d’une particularité du corps à travailler …. Le choix est vaste. Les asanas sont associés au regard de ce thème accompagnés de la respiration ujjayi.

Le Vinyasa Flow Yoga emprunte les surya namaskar (salutations au soleil) de l’Ashtanga Vinyasa yoga mais également les principes d’alignement d’Iyengar et ses accessoires. Les étapes et la suite logique des asanas sont particulièrement importantes dans le déroulé de la séance pour amener le pratiquant d’un point A à un point B par le biai d’une progression, dans le respect de la personne (principe du coaching finalement !). Chaque cours commence par une intention donnée, une intention propre à chacun qui sera le point focus du pratiquant. Ainsi il peut être posé une intention de détente, de lâcher-prise ou de retour à l’énergie par exemple. Le pratiquant tournera alors sa séance vers cette intention.

Le vinyasa flow yoga intègre la pratique des asanas (postures), des pranayamas (maitrise du souffle), de la méditation mais apporte également des notions de philosophie yogique, d’anatomie et de physiologie.

Le Yin Yoga ou Yoga Taoïste : la pratique la plus douce

Cette pratique relativement ressente ( 90’s) a été pensée par Paulie Zink. Au carrefour du taoïsme et de la médecine chinoise, le Yin Yoga est une pratique douce qui a pour but d’atteindre les tissus profonds en travaillant sur les fascias. Par la pratique de postures longues, ces fascias deviennent plus hydratés et donc plus souples.
L’énergie, le chi, circule dans notre corps par le biais de méridiens. Le yin yoga pose l’attention sur ceux-là afin de fluidifier cette circulation. La respiration longue et profonde qui accompagne le yin yoga favorise le relâchement, la relaxation et la concentration. En ce sens, il est un excellent stimulant du système nerveux parasympathique.

Le yin yoga est un très bon complément à une pratique dynamique, notamment en période de lune (menstruation).

« J’ai découvert le yin yoga il y a 3 ans lors d’un atelier auquel j’ai participé. J’ai appris à me poser et à respirer longuement dans les postures. Le yin yoga favorise le relâchement musculaire et le lâcher prise. Je reste  immobile dans les postures. C’est un pur moment de bonheur et de douceur que je m’accorde dès que j’en ressens le besoin. »

Karine H.

Conseillère en économie sociale et familiale

En conclusion

Ce petit tour d’horizon est loin d’être exhaustif quant aux nombres de style de yoga que l’on peut rencontrer, mais il s’agit bien des principaux.

Chacun des styles du hatha-yoga est issu d’une fusion de différentes techniques avec des apports extérieurs. Le hatha-yoga a donc suivi une large évolution et ne peut se targuer d’être issu directement d’une voie ancestrale.

Chaque pratique est différente et chaque professeur fait également cette différence. Un cours estampillé Vinyasa flow yoga peut être totalement différent de son voisin. Le professeur fait la différence par son approche philosophique, son travail des séances, sa dynamique, sa capacité à proposer des variantes face à un public en difficulté, et surtout, par la relation qu’il entretient avec ses élèves.

Il est important de noter que la profession est encore peu encadrée et que certains peuvent se proclamé professeur de yoga sans toutefois avoir suivi de formation sérieuse. Mais lorsque l’on pratique le yoga, il s’agit bien d’un travail sur le corps, ou avec le corps, et certaines notions biomécaniques doivent être respectées. Alors avant de s’engager sur un cours, il est impératif de tester, de vérifier que le professeur apporte bien une correction des asanas et que la pratique proposée te permet de respecter ton corps (ahimsa).

 

Alors ! Prêt(e) à dérouler ton tapis ?

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