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Les 8 étapes du yoga comme base du développement personnel

 

Ce sujet fait partie d’une série de 13 articles

 Le mot yoga peut se définir par l’union du corps et du mental. Pour cela, 8 étapes, ashtanga, sont nécessaires, comme une progression d’actions quotidiennes. Afin de contrôler le mental, nous devons avoir une maîtrise de notre corps et de l’ensemble de nos sens. Et c’est à partir de ce moment-là « que peut se produire la connaissance de notre véritable soi » David Frawley. C’est cette connaissance qui fait toute la puissance de l’âme et développe la véritable personnalité, tant recherchée en développement personnel.

Ces 8 étapes forment les 8 branches du yoga qui ont été largement mises en évidence par B.S.K Iyengar dans son livre l’arbre du yoga. En voici une courte exposition :

Yama et Niyama : les racines d’une vie éclairée et la pureté du corps et de l’esprit

Yama et Niyama sont les règles et disciplines qui nous permettent d’ordonner notre vie. Elles sont en lien étroit avec nos valeurs.

Yama : moi et les autres

Yama fait référence à notre comportement social. Comment j’interagis avec l’extérieur, les autres, mon environnement ?

Cette notion est fondamentale. D’abord parce que nous sommes des êtres sociaux, mais également parce que nos interactions avec l’extérieur font partie intégrante de notre bien-être psychologique comme de notre développement spirituel.  Ce comportement social fait référence à la parole juste et à une communication sage. Il s’agit également de bien faire la distinction entre besoin et envie, comme nous l’avons vu plus haut, pour ne pas accumuler ou amasser de biens matériels sans importance, mais également d’apporter une valeur véritable à ce que l’on possède pour ne pas être en proie à la convoitise des autres.

Niyama : moi avec moi

Niyama fait référence à nos comportements vis-à-vis de soi. Comment je me respecte ? Comment je réponds à mes besoins fondamentaux ? Quel regard je porte sur moi ?

En me respectant et en posant un regard bienveillant sur moi, il est plus facile de poser ce même regard sur les gens et la nature qui m’entourent. Se respecter passe également par savoir vivre dans l’instant présent et laisser le futur à sa juste place, par une discipline du corps et du rythme de vie mais également par cette découverte, cette étude de soi.

Les pratiques de Yama et Niyama alimentent notre feu, notre puissance intérieure, et nous permettent de soutenir l’ensemble des autres branches du yoga.

Asana – l’assise forte et flexible

Dans notre pratique du yoga, en occident, les asanas ont une place prédominante, ce qui n’est pas forcément le cas en Inde. Le yoga postural s’est installé et a été diffusé pour répondre, dans un premier temps, aux besoins de réapprendre à s’assoir, à se tenir et à respirer, après que nos modes de vies aient liés et rigidifiés nos corps.

Bon nombre de pratiquants yogis ont commencé leur pratique pour des raisons de santé physique avant d’y découvrir un chemin spirituel. Ce chemin s’est alors imposé pour beaucoup comme une quête pour redonner sens aux insatisfactions existentielles et à la frustration personnelle.

Cette unité corps / esprit, qui fait toute la substance du yoga, est une notion que nous avons perdu depuis l’antiquité. La place des asanas est alors incontournable pour renouer les liens entre corps, respiration, pensées et sensations. Il est le ciment à l’ensemble des branches du yoga.

Si l’asana peut être définie de plusieurs manières, il s’agit avant tout d’une assise confortable, en harmonie avec notre conscience intérieure, qui permet dans un second temps de soutenir la méditation. Les asanas en tant que postures de yoga ont pour but de réduire l’agitation du mental, et associé au pranayama, ils sont « une prière naturelle du corps conscient » Philippe Filiot.

Les asanas font référence en coaching aux questions  Quelle posture je prends dans ma vie ? Comment je place mon corps ? Quel espace j’occupe ?

Si d’un point de vue physiologique, les asanas apportent flexibilité et optimisation de la circulation de l’énergie, d’un point de vue psychique, ils réduisent l’agitation du mental et stabilisent les sens pourvu que la conscience mouvement/respiration soit posée, et que le mental soit détaché du corps.

Asana et pranayama sont donc inséparables.

Pranayama – L’expansion de la force vitale

Le souffle nourrit l’ensemble du corps jusqu’à l’intelligence et la conscience. A travers lui est distribuée l’énergie vitale, le prana. Sans lui, plus aucun de nos sens et aucunes de nos facultés ne fonctionneraient. Le prana est lié à l’air et à l’espace. Lorsque l’on crée de l’espace on laisse l’énergie de prana se développer, dans le corps comme dans le mental. Comme le prana est paisible, l’ensemble du corps et du mental est au repos.

Le pranayama permet de stocker de grande quantité de prana. Quand le corps est suffisamment nourrit de prana, nous ressentons moins le besoins de satisfaire certaines envies. Nous pouvons ainsi contrôler nos sens et notre énergie pranique, pour l’orienter comme soins de purification et de stimulation du corps et de l’esprit.

Le pranayama favorise le contrôle du mental et accompagne le lâcher-prise indispensable lors des épisodes de dépression ou pour se libérer du chagrine et de l’attachement.

“Le pranayama est le pont qui relie le physique et le spirituel. Le pranayama est donc le pivot du yoga” BSK Iyengar

Pratyahara – Le retrait des sens comme écorce protectrice

Le pranayama a commencé à recueillir le prana qui est ensuite dirigé en un seul point lors de pratyahara. Par retrait des sens, nous entendons la maîtrise des forces extérieures, la capacité à contrôler nos impressions sensorielles pour que le mental soit libéré et puisse se tourner vers l’intérieur. Sans pratyahara, la pratique de la méditation est impossible.

Cette pratique nous apprend à développer notre agni du mental qui nous permet de nous écarter et nous détacher des influences négatives, qu’elles soient d’ordre alimentaire, sensoriel ou en lien avec des personnes. Nous sommes constamment confrontés à une surcharge sensorielle et avons pris pour habitude de satisfaire, par toutes sortes de plaisirs, l’ensemble de nos sens, qui ne sont bien souvent que distractions. Maintenant, savons-nous rester silencieux ? Quelle place laissons-nous au silence ? Quelle énergie absorbons-nous de l’extérieur ?

Pratyahara fournit les outils pour nous rendre réceptif à notre être intérieur et ainsi poser les bases des pratiques supérieurs du yoga, notamment, la méditation. Il nous apprend à contenir notre énergie pour la distribuer à des fins créatives, spirituelles ou de guérison.

Dharana – La concentration pour une solidité corps/esprit

Ici commence la connaissance du soi véritable. Sur quoi je dirige mon attention ? Où je place mon mental ? C’est un choix conscient, une action volontaire de porter toute son attention, de déployer toutes ses capacités cérébrales, en un seul espace. En se concentrant sur un seul sujet, l’agni du mental se renforce et se développe avec éclat.

Dans dharana, nous prenons contact avec nos forces intérieures. Nous ramenons en notre centre toutes les choses dispersées pour les concentrer en une énergie qui réside en ce lieu.

Lorsque l’on affine encore un peu plus ce faisceau de la conscience, le mental ne fait plus parti de cet espace et la méditation prend place.

Dhyana – La méditation ou fleur de la conscience

La concentration n’est plus qu’en un seul point et ne passe plus par le mental. Dans dhyana, nous entrons en contact avec le véritable Soi et la conscience pure. Quelle est ma réalité ? Où je place objectivement la vérité des choses ? Le mental est dans un état de repos et se régénère.

Dhyana permet d’augmenter notre agni de l’intelligence. Dans la position d’observateur, le feu, notre conscience témoin, se nourrit de toutes nos pensées, son combustible. Notre conscience réintègre alors son état originel de silence.

“Libérée de toute stimulation extérieure, présente dans l’instant, seule la vérité de l’être de chacun subsiste sous la forme d’amour et de lumière” Mark Stephens

Samadhi – L’absorption à un bonheur pur

Nous pénétrons ici dans le feu de la béatitude. Il n’y a plus de notion de sujets ni d’objets car il y a pleine unité entre les deux. Il y a fusion entre soi et les choses de notre joie.

Que puis-je apporter au monde ? Quel sentiment d’unité je nourris avec la terre ?

Il y a pleine connaissance de soi sans rien désirer du monde extérieur. La pensée n’intervient plus et les sens n’ont plus d’impact sur nos actions qui se font naturellement. Il s’agit du pur bonheur, un état d’être empli de joie, le but ultime du développement personnel.

En état de samadhi, nous sommes libres de toutes contraintes et de toutes pensées. Il n’existe plus de dualités pour nous affecter : les souffrances cessent.

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